En 1897, Margarete prit pour la première fois son propre stand à la foire du jouet de Leipzig, foire commerciale la plus importante de l'industrie de jouet de l’époque. Cette même année Richard Steiff, le neveu de Margarete, rejoignait la compagnie de sa tante après avoir achevé ses études à l'école d'art de Stuttgart. Il fut choisi pour représenter la compagnie à la foire de Leipzig.
Richard avait établi un rapport étroit avec sa tante qui, dès ses premières années, avait apprécié et admiré ses capacités créatrices et sons perfectionnisme. Richard devait devenir, après sa tante, la deuxième figure la plus influente dans l'industrie du jouet et la personnalité la plus importante dans le développement de l'usine Steiff et de l'histoire de son produit le plus célèbre, l'ours jouet en peluche. Sa passion et son admiration pour de vrais ours furent déterminants dans son projet de concevoir un ours en peluche attrayant et plaisant aux enfants. À cet effet il étudia les ours dans le moindre détail et fit de nombreux croquis au zoo de Stuttgart. Essayant de reproduire exactement les postures d’un vrai ours, Richard Steiff, créa en 1902 le premier ours en peluche aux membres articulés (le premier jouet de ce genre jamais créé). Il fut appelé le PB Bär 55 et devait se rendre public après la foire du jouet de Leipzig en 1903. Lors de cette Foire du Jouet de Leipzig, Hermann Berg, acheteur en chef pour les grossistes George Borgfeldt de New York, recherchait quelque chose de "nouveau". C’est au stand Steiff qu’il trouva en achetant 3.000 exemplaires de ces magnifiques ours articulés. L'ours en peluche était ainsi lancé dans un « voyage » de conquête, riche de magie et de souvenirs.
Pour s’adapter à la croissance rapide de la compagnie et pour répondre à la demande sans précédent des ours, une usine révolutionnaire faite de verre et d’acier fut érigée en 1903, à côté du magasin originel de feutre dans Giengen, et c’est encore, de nos jours, la maison de tous les jouets Steiff.
En 1905, Richard considéra avoir atteint son chemin vers la perfection avec l'introduction des jointures en disques métalliques et l'ours est resté presque sans changement à ce jour. L’ours « parfait » de Richard Steiff, à la popularité inégalée, connut en 1907 un pic de production de 974.000 ours, tous faits à la main...
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